3 septembre 2008

La Transdécouverte 2008, j'y étais...


...et je ne l'ai pas finie... ou dumoins NOUS ne l'avons pas finie car je ne voudrais pas ici oublier de citer mes deux compagnons de fortune, Mathieu et notre petite Marguerite!Au moins, on a pas fait trop de contraste avec le nom de l'équipe. :op

La Transdécouverte 2008 c'était 28 km de rando dans le Grand Sud, la terre rouge, du beau temps, des paysages extraordinaires, un dépassement de soi même...j'en ai les genoux qui couinent de bonheur quand j'y repense!
Le seul bémol, ne pas avoir pu finir..Arrivé avec 30 mn d'avance sur mes coéquipiers au dernier point de contrôle, les organisateurs n'ont plut voulu nous laisser partir pour le dernier tronçon...alors c'est retour en pick-up à l'arrivée.

En dessous, quelques photos (merci Margie) prises pendant la course:

Margie et Mathieu, encore en forme

Rock on Baby!

Pourquoi personne ne tente le pont?...




Passage de creek


Ma nouvelle coupe :o)


Après l'effort...


30 août 2008

Vidéos à caractère informatif sur Goro Nickel

Pour ceux que le sujet intérresse, voici quelques vidéos sur le Projet Goro Nickel.
ATTENTION! Vidéos réalisées par ValeInco, la société finançant le projet.



Présentation du projet Goro Nickel Partie 1



Présentation du projet Goro Nickel Partie 2



Procédé d'extraction du Nickel Partie 1



Procédé d'extraction du Nickel Partie 2

Quelques photos....

...qui datent un peu car elles remontent au week-end du 8 mai dernier!
Avec Tom, nous sommes montés dans l'Grand Nord l'ôngin!Au delà de Koumac, là où il se dit que les gens sont moins acceuillants, plus sauvages...
Ben que nenni mes amis!On retrouve la même hospitalité que partout sur le Caillou, la même facilité à tisser des liens, discuter, échanger avec les gens si ce n'est même plus qu'ailleurs.Et toujours des paysages qui sont des perles à contempler sans se lasser.

Malabou Beach

Nuit étoilée

Levé de soleil au sortir de la tente

Ilôt Ouanne

Ilôt Ouanne


Couché de soleil à Pouebo

Montagne sur la Ouaïeme

Engin minier abandonné

Malabou Beach

Pano Malabou Beach

Wouaaaaaaaaaaaahhhhh!


Petite vidéo avec Julie, Tom (caméraman) et moi en Kayak sur les eaux bleues de Poé du côté de Bourail

4 juillet 2008

Enfin des nouvelles fraîches!

Stupeur et tremblements ! Le dernier message que j’ai publié sur mon blog date du 14 novembre dernier et nous sommes déjà le 4 juillet…Je n’ai pas vu le temps filer et n’ai pas vraiment eu le temps de mettre de nouvelles ayant difficilement accès à internet et peu de temps en raison des projets sur lesquelles j’ai bossé jusque maintenant.

Pour rassurer tout le monde, je travaille toujours et suis en pleine forme.

Un petit récapitulatif de ce qui s’est passé depuis novembre dernier s’impose pour combler les trous spatio-temporels.

Comme je l’avais dis en septembre, j’étais en contrat avec Geocean, la société en charge de construire l’émissaire marin de rejet d’effluent pour le projet Goro Nickel dans le sud de la Calédonie.

Après avoir terminé la phase de soudage des tuyaux polyéthylène à terre, nous avons entamé celle concernant le lestage des 20 km de tuyau.

L’opération consiste à placer des blocs bétons sous forme de colliers de serrage sur chaque tronçon de 500 mètres produits précédemment. Chaque bloc pèse environ 2.5 tonnes et il y en a environ 75 par tronçon.

Nous travaillions sur une barge (la « Colibri ») d’environ 10m par 40m sur laquelle étaient installés des « ascenseurs » permettant d’installer les blocs. Après chaque tronçon terminé, 3 remorqueurs devaient venir chercher les tronçons préparés afin de les convoyer jusqu’au port de l’usine du sud afin d’être coulés par une autre équipe de Geocean.

Toujours est-il que vers le début de l’année, les ennuis ont commencé avec des manifestations d’écologistes, de pêcheurs du sud, de l’île Ouen et de l’île des Pins opposés à la construction du tuyau.

En effet le tuyau d’effluent de la société Goro Nickel rejettera l’eau du procédé nécessaire à l’extraction du nickel de la boue enrichie.

Entre autres composants et une eau à environ 40°C, l’effluent contiendra un taux de chrome VI (négligeable et dans les normes européennes selon Goro Nickel) qui pourrait à terme détruire une partie de la faune et la flore du lagon.

Un fait inacceptable par les associations de pêcheurs et d’écologistes, d’autant plus qu’une réserve marine située à proximité de l’émissaire devrait être classée au patrimoine de l’UNESCO.

Depuis le chantier de Geocean est en stand-by et Goro Nickel en pourparler avec les diverses associations afin de trouver un accord.

Aux derniers nouvelles, le chantier devrait reprendre vers la mi-septembre après la saison des baleines. En effet, la baie de Prony est un haut lieu de passage chaque année (de août à mi-septembre) pour les baleines.

Toujours est-il que d’autres solutions d’élimination et de traitement de l’effluent ont été discutées comme par exemple l’évaporation de ce dernier mais un telle procédé requerrait la construction de centrales à charbon pour fournir l’énergie nécessaire.Mais ces dernières sont parmi les plus polluantes et ce serait d’une certaine façon déplacer le problème…

Le chantier étant bloqué pour une durée indéterminée, je me suis adressé à Endel NC (qui fait parti du groupe Suez) qui m’a embauché comme responsable qualité soudure sur le contrat PEHD qu’ils ont obtenu auprès de Goro Nickel pour la construction de l’émissaire terrestre. Ce pipe-line part d’une des unités du procédé pour rejoindre le port et se connecter sur l’émissaire marin.

Pour ceux qui souhaitent de plus amples informations et diverses coupures de journaux sur le projet Goro Nickel, je vous dirige vers le site de la société et celui du journal de Calédonie :

www.goronickel.nc et www.lnc.nc

13 novembre 2007

Week-end à Casy

Pas de mots pour décrire ce week-end passé sur l’îlot Casy, petit morceau de terre planté dans la baie de Prony dans le grand Sud.

Après une heure trente de route depuis Nouméa, c’est au ponton que vient nous chercher Marc avec son taxi-boat.

Dix minutes de bateau, pas vraiment le temps d’être malade, et on accoste sur l’îlot.Les pieds dans l’eau, la végétation pousse jusqu’en bordure : cocotiers, arbres divers et petits arbustes.


Après avoir planté la tente, petite session PMT (palme, masque, tuba) et direction l’eau.

C’est marée basse, on frôle du bourrelet le corail pendant cinq minutes avant de trouver plus de profondeur et la faune environnante : bossus, bec de canne, poissons-clown (qu’est ce qu’on peut se marrer avec eux !) et autres.

Dix mètres plus bas, sur le fond, c’est une tortue que l’on voit s’en aller tranquillement, nageant gracieusement dans son élément.

Plus tard, en entamant le tour de l’îlot à pied, c’est avec une petite raie pastenague que nous jouerons quelques minutes.Moi tentant de la suivre et elle « voletant » en cercles autour de moi.Puis elle enclenche la fonction Turbo et disparait dans un nuage de sable.

En arrivant sur le point culminant, un bon cinquante mètres, on y découvre les vestiges d’une ancienne mine de jade et les traces encore visibles d’un incendie qui a ravagé l’îlot une trentaine d’années auparavant.Aspect lunaire désertique où la végétation, petit à petit, se réinstalle.

Une fois de retour au point de départ, Marc nous attend et nous propose un coup de pêche à la traine.On monte sur le bateau et une fois les limites de la réserve maritime franchies, on lâche les leurres.Marc, un Caldocus Primus comme il aime à s’appeler, nous parle de l’îlot, de la pêche et de Goro Nickel, sujet inévitable l’usine se trouvant à peine à 2-3 kilomètres à vol d’oiseau.

On la voit s’illuminer progressivement dans le soleil couchant tandis qu’on aperçoit au loin les fumées blanches de la centrale électrique Prony Energie fonctionnant grâce au barrage de Yaté un peu plus haut.

Le jour décline lentement ouvrant le rideau sur le spectacle éblouissant de l’ombre chinoise de l’îlot se découpant sur fond étoilé.

Marc nous invite à boire un verre à son campement où il vit la majeur partie de l’année avec sa femme, son fils et leurs trois chiens.Le bateau accoste gentillement et est amarré à un arbre qui, jusqu’alors, nous cachait le faré construit au bord de l’eau.Ce dernier fait office de cuisine-salle à manger et tout autour sont installées des tentes sous des bâches en cas de fortes pluies(ce qui n’est pas rare dans le sud).Un petit groupe électrogène lui apporte l’énergie suffisante pour s’éclairer.

Le temps de l’apéro, il nous explique son projet pour l’îlot :construire quelques bungalows-campement, développer une table d’hôte où seraient servis les produits de saison (langoustes, thasards, seiches pour la mer, oranges, litchis et autres pour la terre), mettre en place un sentier botanique et sous-marin, en somme faire découvrir et comprendre la vie locale par une initiative pédagogue.

Finalement nous sommes invités à rester manger les rougets et bossus blancs tout juste pêchés.Un délice !Oui vous avez bien lu, pour une fois j’ai aimé manger du poisson. :o)

Le lendemain c’est journée farniente entrecoupée de séances de PMT et finalement retour sur Nouméa pour réattaquer une grosse semaine de travail.